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 Medal of Honor : Warfighter

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Métal Furax

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MessageSujet: Medal of Honor : Warfighter   Mar 23 Oct - 18:29

Voici une petite vidéo du jeu qui vous met dans l'histoire du jeu
https://youtu.be/oGmMFk7ylmk

Date de sortie : 25/10/2012

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Chris Vador 77

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Messages : 4056
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MessageSujet: Test de Medal of Honor : Warfighter, la même chose en pareil   Mer 24 Oct - 8:13

Après son reboot réussi - en tout cas au niveau des chiffres de ventes - de la franchise Medal of Honor en 2010, Danger Close nous livre un Warfighter toujours centré sur les aventures du Tier 1. Inspiré de faits réels, comme aime à le rappeler Electronic Arts, ce nouveau MoH reprend telle quelle la formule de l’original, pour un résultat ayant les mêmes qualités et les mêmes défauts.

Solo classique : court, étroit et scripté

Cette fois, les guerriers du Tier 1 tentent de déjouer une attaque terroriste à l'échelle mondiale. Exit les montagnes arides de l'Afghanistan et place à un périple autour du monde qui nous mènera des Philippines à Karachi en passant par la Somalie ou encore Sarajevo. Déjà impressionnante dans le premier volet, la capacité de Danger Close à donner vie à un lieu force une nouvelle fois le respect. Il n'y qu'à voir la piste de bobsleigh déglinguée en Bosnie-Herzegovine ou ce village philippin pris par un typhon pour constater l'amour que porte le développeur au décor. À défaut d'être totalement dépaysants, les environnements de Warfighter bénéficient d'un traitement intéressant qui nous fait forcément regretter l'impossibilité de les visiter. Comme d'habitude avec les FPS militaires scriptés qui inondent le marché depuis le premier Modern Warfare, ce MOH se vit comme un long tunnel étroit, quitte à nous offrir quelques limitations débiles, comme ce timer de trois secondes qui nous tue instantanément dès que l'on s'éloigne de la « zone de combat ». Comprenez, dès que l'on se décale d'un mètre.

Côté moteur graphique, Medal Of Honor est passé de l'Unreal Engine au Frostbite 2 et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça ne se voit pas vraiment. Malgré des éclairages magnifiques (déjà l'un des points forts du premier volet) et des intempéries superbement rendues, les décors restent bien trop statiques pour que le moteur de DICE prouve sa valeur. Quelques morceaux de pierre éclatent, quelques caisses peuvent être déplacées par les tirs, mais c'est à peu près tout. Sauf rare exception, tirer sur une bouteille en verre aura autant d'effet que jeter une roquette sur un mur... aucun ! Bad Company avait pourtant montré qu'il était possible de réaliser un solo un minimum ouvert et un décor interactif sans pour autant casser toute mise en scène : Medal Of Honor n'en applique malheureusement aucune des recettes, se bornant à réaliser un Call Of Duty relativement ennuyeux. Je m'explique.

Le point fort de ce Warfighter est également son point faible : à vouloir la jouer réaliste sur l'ambiance, avec souvent peu d'ennemis à abattre et une progression âpre et difficile dès que l'ennemi est nombreux, Medal Of Honor perd le gros intérêt du script, à savoir le spectacle. S'il est très agréable de ne pas se transformer instantanément en machine de guerre façon Schwarzy dans Commando - puisque trois/quatre balles suffisent à nous mettre à mal - force est de constater que la trame assez plate et le déroulement convenu de chacune des missions ne suscitent guère l'excitation. À deux ou trois exceptions près (le typhon philippin, la patinoire, la course poursuite à pied...), l'action ne s'emballe jamais vraiment et c'est sur un faux rythme que se déroule la campagne solo, par ailleurs toujours aussi courte (moins de six heures en difficile).

Les actes manqués du gameplay

Comme avec le premier volet, Danger Close ne va pas au bout de son idée : les situations rencontrées sont plausibles, prendre une balle fait mal et les munitions défilent vite, mais d'un autre côté la maniabilité est on ne peut plus accessible, avec des armes sans recul ou presque, il suffit d'approcher un équipier pour recharger complètement son stock de balles et l'intelligence artificielle montre encore une fois toutes ses faiblesses. Les alliés qui nous accompagnent, parfois nombreux, sont d'une inefficacité chronique là où les ennemis semblent absolument obnubilés par notre petite personne, même lorsque l'on est bien planqué derrière tout le monde. Au moins ces apprentis terroristes ne se contentent-ils pas de montrer la tête pour tirer, n'hésitant jamais à se déplacer et à varier leurs sorties, de manière à nous empêcher (même si cela marche dans certains cas) de caler notre viseur et d'attendre que l'ennemi se pose en plein milieu.

Reste que Warfighter tente bien quelques percées histoire de nous tirer du train-train habituel de ce type de jeu : les courses poursuites en véhicules ne sont pas déplaisantes, sans pour autant nous faire tomber à la renverse ; les différentes manières de faire péter une porte (pied de biche, explosif, hache...) sont sympas, mais ne changent clairement pas la face du gameplay ; les séances de snipe sont conformes à ce qui se pratique habituellement, de même que la séquence aux commandes de la tourelle d'un hélico de combat. Comme son ainé, Warfighter applique sans génie - mais sans grosse tare non plus - le manuel du parfait petit FPS moderne, là où la grandiloquence et le too much de chaque Call Of Duty peut encore réussir à faire mouche. On s'amuse parfois, on s'ennuie souvent.

L'exemple frappant est la virée à Dubaï, que l'on visite afin de kidnapper un suspect. Super programme, où l'on s'imagine déjà s'infiltrer discrètement dans l'hôtel luxueux où il se terre pour l’exfiltrer par le garage et se tirer vite fait en caisse. Las, on ne jouera que cette dernière partie, le bonhomme nous étant livré sur un plateau. On aurait préféré incarner plusieurs personnages (parce que les états d'âmes de Preacher, on s'en tamponne pas mal), ce qui d'une part aurait pu mettre de côté le mélo dégoulinant qui justifie le soit disant partenariat entre le Tier 1 et EA pour l'écriture de l'histoire tout en dynamisant un peu l'action du groupe d'autre part. Medal of Honor Warfighter paie donc son parti pris tranché autant qu'il en bénéficie.

Multi plaisant, mais pas très original

Évidemment, la vraie durée de vie du soft se cache dans le multijoueur. Les huit cartes sont variées et suffisamment vastes pour accueillir les différents modes de jeu dont la Zone de tension est le plus digne représentant. Des points à attaquer/défendre apparaissent à différents endroits de la carte, migrant ainsi l'action au fur et à mesure de la partie. Jouable jusqu'à vingt en ligne, Warfighter se singularise de la concurrence par son système d'escouade en binôme qui pousse à la micro-coopération. Actions communes et respawns dans le feu de l'action sont en effet un bon moyen de s'octroyer la victoire finale, une sorte de relation s'établissant avec son coéquipier du moment, et ce même s'il ne s'agit pas d'un ami.

Pour le reste, rien que du très classique. Personnalisation d'armes poussée, cinq classes de combattants variées ayant chacune leurs armes, armures et bonus de killstreak : Warfighter n'est pas particulièrement original, un peu coincé entre l'ouverture et la destruction à outrance d'un Battlefield et la frénésie d'un Call of Duty, mais il n'est pas largué pour autant au niveau des sensations de jeu. C'est par contre nettement moins flatteur techniquement, Danger Close montrant son manque flagrant de maitrise du Frostbite 2 avec des textures baveuses, un aliasing très prononcé et une action pas toujours très fluide. C'est tellement moche sur consoles que l'on a parfois du mal à discerner un ennemi du décor. C'est dommage, les cartes offrant un peu plus de relief et de petits chemins de traverse que celles du concurrent d'Activision.

Le constat est globalement moins accablant sur PC, la version Windows profitant également de la souris pour arpenter une interface insupportable sur consoles. La navigation à la manette est fastidieuse, la faute à des écrans surchargés d'informations en plus d'une arborescence un peu abscons même après quelques heures de pratique. On a du mal à comprendre ce que l'on débloque ou ce que les différents pays engagés ont à offrir les uns par rapport aux autres. A noter également des problèmes de spawn, des bugs improbables (visée qui se bloque, joueur qui traverse les textures et tombe dans le vide...) et des décors tellement statiques que l'on a du mal à comprendre comment le Frostbite 2 a pu pondre les maps du DLC Close Quarters de BF3 et celles de ce MOH : Warfighter.


Conclusion

Loin d'être mauvais mais jamais vraiment exaltant, Medal of Honor : Warfighter empile les poncifs du FPS scripté en couloirs que des environnements travaillés n'arrivent pas toujours à transcender. Court et toujours très étroit d'esprit, le solo reste un divertissement décent pour ceux qui apprécieront son ambiance particulière et les fulgurances de sa réalisation visuelle et sonore sans que ceux-ci en garde un souvenir impérissable. Le multijoueur n'est pas forcément mieux servi : graphiquement à la rue sur consoles, le jeu en ligne a certes bénéficié de certains efforts niveau gameplay, mais le résultat n'est pas des plus originaux pour autant. La licence Medal of Honor ne semble pas prête à se défaire de l'impression de déjà-joué qui lui colle à la peau.

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